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Nous avons passé nos derniers jours en Amérique du Sud chez notre ami Gabriel à Bogota. Quelques jours tranquilles à regarder passer les avions, en attendant le notre! Entre deux balades dans la ville, impatience et sensation étrange: c’est terminé, et il y a tant de choses à commencer…
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Et nous voilà en France. Atterrissage en douceur après un long voyage dans les nuages avec escales au Panama et La Havane. Puis voici Paris sous le soleil, dans un froid doux, tout à la joie des retrouvailles. Tout est bon et beau sous un regard neuf, un regard optimiste et ouvert, comme un étonnement perpétuel que l’on cherchera à garder.
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Bientôt un nouvel article pour conclure ce blog, mais sachez déjà qu’on est heureux d’être là, le retour au pays natal se fait naturellement et en douceur. On nous gâte, on mange trop et on va en profiter encore un peu… Puis on foncera, déterminés, dans la vie active!
A Huaraz, nous avonc retrouvé nos copains Lauriane et Vincent. Ils ont traversé l´Atlantique en voilier pour arriver jusqu´en Amérique du Sud et voyagent depuis près d´un an (leur blog: www.planete-stop.com). On profite de 2 semaines ensemble, heureux de se retrouver après un long voyage!
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Nous avons marché pendant 4 jours en autonomie en suivant le trek de Santa Cruz. La Cordillera Blanca nous offre ses monts enneigés de plus de 6000m, ses lagunes turquoises, sa nature éclatante, ses chauds et ses froids. Lauriane et moi bavardons derrière, Vincent chantonne en tête, Gwendal est serein. Le soir, parties de carte et soupes de pâtes, un rythme sain pour se lever avec le soleil. Pour notre marin breton Vincent la montagne, tout comme la mer, doit être approchée avec respect. Et c´est bien vrai qu´il en impose ce bout de Cordillère, froid et fier.
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De retour à Huaraz, nous prenons notre temps. Bientôt nous monterons dans un bus pour Bogotá. Et de là, nous voilà!
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Après avoir enchaîné plusieurs bus depuis Cuzco, nous avons atteint Cerro de Pasco, au milieu de la Cordillère des Andes péruvienne. De là nous sommes partis pour notre toute dernière étape en vélo. Les instantanés de ce superbe trajet jusqu´à Huaraz.
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On s´élance dans la longue descente qui nous mène jusqu´à Huanuco sans trop d´effort. Nous passons de 4300m à 1900m d´altitude! En chemin, une maison en ruines nous abrite pour la nuit. L´hiver sec cède peu à peu la place à un été humide. Au matin il pleut: on doit rouler sous une forte pluie pour la première fois en 4 mois! Heureusement, une petite famille nous appele depuis le pas de leur porte. A l´intérieur nous attendent une bonne soupe chaude et une belle rencontre avec une mère de famille et ses 4 enfants, curieux et généreux.
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De Huanuco, nous sommes bien bas et il faut remonter pendant plusieurs jours. Des vallées ensoleillées et des lacets de route aux mille détours dans les montagnes. En chemin, nous passons la barre des 3000km au compteur! On continue notre ascension jusqu´aux portes d´entrée du parc national Huascarán, dans la fameuse Cordillera Blanca. Nous sommes à 5 jours de vélo depuis Cerro de Pasco et atteignons les 4600m.
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La découverte en vélo du parc national est juste magique. Nous sommes en fin d´après-midi et le ciel se dégage des nuages qui l´encombrent. L´altitude nous tourne la tête et la respiration est haletante face aux chaînes de montagnes infinies qui nous entourent. Nous montons encore dans cet irréel, puis redescendons un peu pour trouver un carré de vieilles pierres oú poser la tente. Il fait froid, nous sommes seuls, et c´est grandiose.
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La nuit est courte à cette altitude, nous repartons tôt pour affronter le prochain col. A 10h du matin nous y sommes, perchés à 4900m: c´est notre plus haut col, et le dernier pour cette fois! De là s´amorce la descente vers Huaraz, oú nous poserons les vélos pour ne les retrouver qu´en France. Pour cette dernière journée, nous poussons les machines sur plus de 100km, entre sommets et vallées, lagunes et une végétation toujours plus étonnante. Nous arrivons à Huaraz dans la soirée, sous la pluie, repus et contents. Le compteur affiche 3400km!
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3400km de Cordillère, des quebradas argentines au désert chilien, de la neige et du sel du Sud Lipez à l´altiplano autour du lac Titicaca, de la vallée sacrée de Cuzco aux plus hauts sommets péruviens… La mission est remplie!
Instantanés, de Juliaca à Cerro de Pasco…
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Pour arriver à Cuzco depuis le lac Titicaca, il nous a fallu 4 jours et demi. Avec 70 km par jour, en moyenne et un vent systématiquement de face, ça n´a pas été de tout repos mais tout de même plus facile que d´habitude: juste un col à 4300m et une route bitumée plate ou vallonnée. On a trouvé le long de la route des endroits formidables pour camper (le meilleur moment de la journée selon moi: dénicher le spot de camping qui va bien…).
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Plus on approche de Cuzco, plus on rencontre de cyclistes sur les routes! Et tous se passent le mot : à Cuzco, allez à la Estrellita! Là, on trouve encore plus de cyclistes, pour une ambiance qui roule.
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De Cuzco, un peu étourdis par le tout tourisme qui règne en ville, nous partons en vélo avec un ami brésilien. Chichero, Ollantaytambo, les fabuleuses campagnes de la vallée sacrée, les vieilles pierres, les palettes de couleurs des salineras de Moray. On partage avec Fabio le goût du hors-piste, on se révolte ensemble contre le coût du fameux boleto turistico. La plupart des péruviens nous comprennent et nous laissent entrer à moitié prix ou ne nous collent pas d´amendes quand on passe par les sentiers alternatifs pour accéder aux sites… Fabio (do Brasil), 34 ans et très grand, est d´excellente compagnie. Mais si Gwendal trouve son rythme avec lui devant, moi je traîne un peu derrière..
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Pour accèder au Machu Picchu, difficile de trouver des alternatives. Pour mieux faire passer le prix du billet d’entrée, on décide d´y aller à pied. 28 km à pied sur les pierres du chemin de fer, pour des cyclistes qui se croient très entraînés… On arrive complètement nazes au pied du Machu, à Agua Calientes et on aura mal aux jambes pendant près d´une semaine!
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Nous découvrons le Machu petit à petit, par les miettes que nous laissent entrevoir les nuages, depuis notre poste d´observation du haut du mont Machu Picchu. Attente et suspense, seuls parmi les nuages, pour finalement voir le soleil briller sur ce site perché. La redescente est moins drôle car là sont les touristes: le gazon bien taillé et l´effet d´une grandeur déchue, livrée à la voracité du tourisme de masse et de l´argent.
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Nous quittons Fabio pour continuer notre route… en bus. Pour la première fois depuis 2 ans, notre temps est compté! Nous devons accélérer notre remontée du Pérou: on enchaîne en bus Cuzco-Ayacucho-Huancayo-Cerro de Pasco. D´ici, nous remontons en scelle pour retrouver nature, camping et joies du pédalage. Nous serons à Huaraz d´ici une dizaine de jours.
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C´est une conversation autour d´une table. Nous ne sommes pas au siège des Nations Unis ou d´une quelconque grande organisation, ni un parti politique devant le Parlement. Nous ne sommes sûrs de rien mais convaincus d’une chose: nous avons la responsabilité de changer le monde, de parler de sa beauté, de ses problèmes et de ses solutions et d´agir dans le bon sens.
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Il y a autour de la table: une économiste catalane qui porte le message “Un monde meilleur est possible” en banderole sur son sac à dos. Un sociologue aguerri de 65 ans, péruvien et engagé à gauche. Il a échappé aux balles du Sendero Luminoso dans les années 80, est ami de Cuba et aime convaincre son monde qu´il y a bien quelque chose à faire. Il y a un professeur brésilien, cycliste et pacifique, défendant l´idée qu´on ne peut voyager sans partager.
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Ces gens là font écho à d´autres, beaucoup d´autres, que nous avons rencontrés lors de ce voyage. Les uns essayant de comprendre l´imbroglio chinois en s´y mêlant joyeusement ou tentant d´apprendre un peu de l’incroyable amabilité laotienne. Les autres donnant de leur temps pour protéger la nature en Australie ou à Madagascar ou en s´engageant auprès de peuples éloignés d´eux même mais si proches d´une nature humaine universelle qu´ils espèrent préserver. Partout, nous avons rencontré des personnes engagées, solidaires, curieuses, actives.
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Lorsque nous voyageons, nous faisons face à une réalité grincante devant laquelle nous nous sentons trop souvent impuissants. Le gamin qui laisse tomber son papier de bonbon. La Pachamama, mère nature protégée savamment depuis des siècles et aujourd´hui couverte de sacs plastiques. Les inégalités hurlantes, les injustices béantes, qui entrainent rancoeur, défiance, peine. Les chiffres de la mortalité infantile que nous rappelle notre ami péruvien. Le gaspillage et la mauvaise répartition de l´eau que nous expose notre économiste catalane. La triste déforestation que nous dépeint l´ami brésilien. Le racisme, la corruption, le manque d´éducation, l’ignorance. Il est facile de se décourager.
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Pourtant ces personnes là, et toutes celles que nous avons rencontrées, font vivre la certitude qu´un monde meilleur est possible. Il ne nous tombera pas dessus, il ne viendra pas d´en haut. Autour de notre table, dans le patio ensoleillé de l´hospedaje La Estrellita à Cuzco, nous sommes convaincus qu´il passe par nos actions, nos toutes petites actions insignifiantes et si importantes.
Ramasser le papier de bonbon. Défendre ses idées, discuter avec celui qui pense que ce n´est pas son problème. Se préoccuper de son prochain. Partager ses expériences et son savoir. Favoriser l´éducation. Une éducation qui défend la diversité des hommes et les valeurs qui nous unissent tous.
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L´une de nos expériences récentes illustre peut être cette fraternité qui ne demande qu´à grandir.
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Epuisés par une longue journée de vélo à pédaler contre le vent, il nous faut trouver un campement, dans une vallée occupée par des habitations et des champs. Nous demandons l´hospitalité pour la nuit auprès d´une ferme. Nous sommes accueillis par une jeune femme curieuse de tout et soucieuse de notre bien être. On nous offre une grange faite de briques en terre et pleine de paille, délicieusement chaude pour nous abriter du vent froid. Les deux fils nous apportent du pain et du café, du lait chaud à la farine de fêve. Nous goûtons au fromage “maison” de la grand-mère, servi avec des grains de maïs grillés et aux pommes de terre cultivées par la famille.
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Comme souvent pendant ce voyage, nous goûtons à un échange sans contrepartie, à cette hospitalité simple et toute naturelle. Et poursuivons notre route toujours un peu plus confiants en la force et la beauté des relations humaines.
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Nous sommes au Pérou! Ces derniers jours nous ont menés sur le côté nord du lac Titicaca. Des kilomètres fabuleux, sur une route joliment vallonnée qui longe le lac ou grimpe pour nous en offrir une vue spectaculaire. Calme et sérénité, voilà une région du monde qui ne nous parle que de sa beauté. Nous avons profité de chaque miette de cette route, campant toujours plus près du lac, raccourcissant chaque étape pour ne point le quitter.
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Une fois au bout du lac, nous sommes retournés à la réalité sous la forme de Juliaca, grosse ville agitée, excitée, en perpétuelle construction. Nous retrouvons la route demain, direction Cuzco.
En ce début de mois d´Août, nous avons un peu stagné. Par la force des choses car nous attendions du courrier: une pièce de rechange pour notre réchaud cassé. Le réchaud garantit le dîner et donc notre indépendance sur la route, en nous permettant de nous arrêter quand nous le voulons. On peut difficilement continuer sans lui jusqu’au Pérou, où repas et logement sont plus chers qu´ici et où nous comptons camper souvent. Nous devions donc rester autour de La Paz.
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De La Paz, nous avons quand même rallié Sorata. 150 km étonnants. D´abord il faut sortir du centre-ville à 3600m d´altitude, jusqu´à El Alto, la périphérie, à 4000m. Une montée 100% urbaine inédite! Une fois échappés de la fumée des camions et de l´agitation insensée d´El Alto, on retouve l´Altiplano, ses couleurs toujours plus fortes et on longe la Cordillera Royal et ses blancs sommets. En fin d´après-midi, on découvre le lac Titikaka, qui prend la couleur du ciel, noir ce jour là.
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Pour atteindre Sorata, située entre Andes et Jungle des Yungas, il nous faut grimper un petit col. Arrivés au sommet, nous passons la barre des 2000 km au compteur! Suit une descente qui s´enfonce au coeur de la vallée, toujours plus profond. En passant dans un village, je m´offre une première belle gamelle: un gamin veut nous arrêter pour nous saluer et a la brillante idée d´agripper mon guidon… Je valse! Heureusement, je n´allais pas vite et, passé le choc, je n´ai rien. La gamin, désolé, s´est enfui sans demander son reste…
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Depuis Sorata, nous étudions les cartes et décidons de passer par les rives Nord du lac Titicaca pour passer au Pérou: nous sommes sûrs de n´y croiser aucun touriste et ainsi de profiter au mieux de la magie du lac le plus haut du monde. Il nous faut alors retourner à La Paz pour obtenir le tampon de sortie du territoire: il n´y a pas de poste frontière de ce côté du lac. Nous laissons nos vélos à Achacachi, prêts à partir et nous faisons marche arrière en bus.
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Au village d´Achacachi, c´est la fête. Il faut savoir que les boliviens ont un calendrier très spécial: très très festif. Tout est prétexte à défiler, boire et danser. Les dates et noms catholiques des saints ont remplacé ceux des fêtes incas et pré-incas, mais le principe reste le même. Une belle faςon de rythmer le quotidien!
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A La Paz, nous retrouvons par hasard ,et avec beaucoup de plaisir, notre copain cycliste lituanien Paulus. Et notre courrier finit par arriver. Donc cette fois, ça y est, nous partons pour le Pérou.
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Pendant ces petites étapes hésitantes, nous avons pu réfléchir sur la suite et fin de notre voyage. Le constat est que nous sommes prêts! Prêts pour une nouvelle aventure: celle du retour, des retrouvailles, des projets à venir…
Nous avons donc avancé notre date de retour: nous partirons de Bogota le 22 Octobre, heureux de ce qui a été accompli!
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Nous sommes à La Paz depuis près de 10 jours, au cours desquels nous avons fêté mes 26 ans, nos 2 ans de voyage et les 186 ans d’indépendance de la Bolivie.
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A La Paz, on trouve le grouillement des marchés et des vendeurs de rue, la modernité et ses buildings qui montent, les traditionnelles cholla, les omniprésentes montagnes de l’Altiplano et une ferveur nationaliste toute bolivienne. Autour du 6 août, fête nationale, la ville s’est parée de défilés (des institutions, des écoles, des régions…) et de drapeaux: celui aux couleurs “rasta”, drapeau national et la wiphala, symbole Aymara qui s’est ajoutée avec la nouvelle Constitution. Le tout est coloré, différent, instructif.
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Chola boliviana
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Des festivités et du repos: tout ce dont on avait besoin entre 2 étapes de vélo. A La Paz, nous logeons à la Casa de Ciclista, un appartement où se retrouvent tous les cyclistes qui passent par la capitale, avec qui on échange des infos et de l’envie. Excellente semaine donc, dans une ville qui étonne chaque jour.
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Notre quartier et le mont Illimani en fond
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Pour se remettre en jambes avant de quitter La Paz, nous nous sommes lancés sur la fameuse Route de la Mort, anciennement classée “la route la plus dangereuse au monde”. Elle a depuis peu été remplacée par une route plus large et bitumée. Elle est maintenant surtout le terrain de jeu des cyclistes du dimanche qui s’offrent le grand frisson en VTT de descentes, encadrés par des agences. Nous y sommes allés dans un esprit un peu plus cool, histoire de pas se mettre en danger!
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Leo y Nana à 4000 m
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Nous nous y sommes rendus avec 2 amis argentins, en “colectivo” pour la montée et en descente avec nos propres vélos. Le spectacle est époustouflant! La vue de la route est surréaliste. Le passage du froid andin à plus de 4000 m de hauteur, à la chaleur humide de la jungle des Yungas en bas, à 1300 m, rend compte d’une descente vertigineuse. La descente en elle-même n’est pas très dangereuse mais difficile pour les bras!
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La ruta de la muerte
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Gwendal dans la descente
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Au programme des jours qui viennent: on quitte notre maison et nos amis cyclistes, on grimpe dur pour s’échapper de cette ville-cuvette et on se dirige vers le lac Titicaca, avec un détour dans les Yungas. Nous serons (presque) bientôt au Pérou (et mon coeur fait un bond à cette idée!). Que du bonheur! Après 2 ans, on profite de notre chance comme au premier jour!
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Et pour ceux qui ne le sauraient pas encore… on rentre (presque?!) bientôt… Nous atterrissons à Paris le 18 décembre!
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Merci pour vos récents messages, ça fait du bien!!
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Aug
Uyuni-Potosi-Sucre-Cochabamba, 700km, des Andes aux vallées
By admin | Filed in Bolivie Juillet 2011 | One commentNous voici à Cochabamba, repus de pistes et de pentes, heureux d’avoir bouclé une belle boucle!
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Montagnes avant Tika Tika
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Sur cet itinéraire plein de belles surprises, attendent ceux qui ne savent pas ce qu’ils vont y chercher. Des couleurs plus fortes qu’ailleurs, des villages au plus profond des vallées et des chemins au plus haut des crêtes, des habitants sympathiques qui se moquent en Quechua et de belles étapes culinaires dans des villes étonnantes. Quelques instantanés pour vous résumer le tout…
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Papito et les burritos
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Départ du salar d’Uyuni et adieu au plat. Les boliviens ne font pas dans le lacet, les côtes sans courbes sont raides, très raides, parfois trop pour nos vélos chargés… A peine partis, il faut pousser!
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une cote poussive...
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Des montagnes de toutes les couleurs offrent un fond insensé aux fermes en ruine et aux groupes de lamas et vigognes. On découvre le village de Pulacayo, accroché aux montagnes, première mine d’argent du pays et première gare de chemin de fer: on y trouve la locomotive attaquée par Bush Cassidy!
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A Potosi, on se régale de papas, de pastel et de Potosina. Faut dire qu’on l’a bien mérité: c est juste une des villes les plus hautes du monde!
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Calle Potosina et Cerro Rico
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Gâteaux au marché de Potosi
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On met 2 jours pour rallier Sucre, un jour de pure descente: 95 km dans la journée; le deuxième jour de pure montée avec des murs de montagnes de toutes parts. On a renoué avec la chaleur qui n’aide pas a l’effort… Sucre aussi est une ville perchée à presque 3000 m.
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- Pause déjeuner dans les vallées
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- Api, Tojorí y pastel au marche de Sucre
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Après 3 jours de repos, on se remet en selle.Ça vallonne toujours entre les fertiles vallées. Nous campons dans les endroits les plus insolites: à la croisée des chemins dans un village plein de sympathiques curieux; dans l’arrière cour d’une chichería où l’on sert la boisson nationale à base de maïs fermenté: la chicha. Après une étape de plus de 8h, ce n’est pas le plus reposant des refuges mais une excellente excuse pour y goûter!
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Le bitume a disparu peu après Sucre et nous voilà sur des pistes poussiéreuses qui montent à n’en plus finir. Etapes pavées et ravissantes jusqu’à Totora. Après les hautes crêtes à l’infini, le petit village, superbe, de Totora, nous ravit, nous comble!
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Pour notre dernière nuit avant Cochabamba, nous dormons à presque 4000m dans un village perdu: la famille voisine nous offre une délicieuse et revigorante soupe chaude. Le mot “merci” n’existe pas en Quechua, il faudra leur rendre la pareille…
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bivouac a 4000 m
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Plus de 700 km parsemé de cols, sur toutes les surfaces. Nous sommes contents de nous. La grosse route pleine de camions qui part maintenant vers La Paz ne nous tente pas: on va s’offrir le luxe de voyager en bus! Nous serons donc à La Paz demain soir, pour quelques jours de repos.
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